« La beauté qui se transforme avec le temps : 5 révélations d’Elizabeth Barbalich, fondatrice de la marque clean Antipodes »

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La ménopause concernera près d’une femme sur deux d’ici 2050 en France. Longtemps passée sous silence, cette étape physiologique devient aujourd’hui un sujet de société : campagnes de sensibilisation, prises de parole de personnalités publiques, mais aussi mobilisations politiques participent à lever le voile. Dans cette dynamique, Elizabeth Barbalich – entrepreneure néo-zélandaise – met en lumière les besoins spécifiques des femmes qui traversent cette transition. Rencontre autour de cinq questions clés pour comprendre sa vision d’une beauté qui ne se fige pas, mais qui se réinvente avec l’âge.

La ménopause : un changement naturel qu’il faut nommer

En France, presque 15 millions de femmes seront ménopausées d’ici moins de trente ans, soit près de 50 % de la population féminine. Malgré ce chiffre colossal, les symptômes restent encore trop souvent tus :

  • bouffées de chaleur (70 % des femmes concernées),
  • troubles du sommeil (jusqu’à 60 %),
  • sécheresse cutanée et muqueuse (près d’une sur deux),
  • fragilisation osseuse – l’ostéoporose touche 39 % des femmes de plus de 65 ans.

Nommer ces réalités, c’est déjà offrir des solutions adaptées : information, accompagnement médical, programmes d’activité physique et, bien sûr, produits de soin ciblés.

Être cheffe d’entreprise dans la cosmétique : un levier de transformation

Interrogée sur son parcours, Elizabeth Barbalich assure que son identité de femme a toujours été un atout. D’emblée, elle a su transformer son expérience personnelle – trois grossesses rapprochées, un emploi du temps intense et un quotidien à l’autre bout du monde – en moteur d’innovation.

  • 2004 : lancement de son entreprise depuis Wellington, avec un capital initial limité et un réseau essentiellement local.
  • 2024 : présence dans plus de 20 pays, tout en restant 100 % indépendante.

Sa recette ? Une gouvernance fondée sur l’empathie et l’intuition : « Diriger en restant authentique permet d’attirer des talents qui partagent vos valeurs », affirme-t-elle.

Placer l’authenticité au cœur des formules et du discours

La mission de son entreprise est simple : encourager chaque femme à devenir « la meilleure version d’elle-même ». Cette ambition se traduit par :

  • des ingrédients d’origine naturelle traçables,
  • des tests cliniques indépendants prouvant l’efficacité anti-âge (jusqu’à 60 % d’amélioration de l’hydratation après quatre semaines),
  • un discours positif, sans termes culpabilisants du type « anti-rides miracle ».

Pour Elizabeth, la beauté évolue : « Une peau mature est synonyme de vécu, pas de déclin. Quand on se sent alignée avec soi-même, on rayonne naturellement. »

La naissance d’une crème dédiée à la peau ménopausée

Travailler sur une formule spécifiquement pensée pour la ménopause a demandé trois années de recherche et près de 150 itérations. Objectif : soulager les problématiques induites par la chute des œstrogènes : rougeurs, irritations, perte de fermeté et déshydratation.
Principes actifs phares :

  • Avénanthramides d’avoine bio : réduisent l’inflammation en bloquant la libération d’histamine.
  • Peptides de fleur de camomille : favorisent la production de GABA, un neurotransmetteur qui détend les micro-tensions responsables des rides d’expression.
  • Jasmin fermenté : stimule la libération d’ocytocine, hormone du bien-être, pour un effet apaisant immédiat.

Pourquoi ne pas créer une gamme entière « spéciale ménopause » ? « Parce que la femme ne se résume pas à une période. Nous voulons l’accompagner avant, pendant et après, sans la confiner à une étiquette », explique la dirigeante.

Nouveau-Zélande : un regard qui change aussi

Chez elle, les mentalités évoluent à grand pas. Campagnes nationales, podcasts et programmes de santé publique abordent désormais la périménopause et la ménopause sans détour. Résultat : la crème au jasmin est déjà la deuxième meilleure vente du catalogue de la marque, preuve que les Néo-Zélandaises – mais aussi les Australiennes et les Britanniques – répondent présentes lorsqu’un produit reflète leurs besoins réels.

Quand l’expérience personnelle devient moteur d’innovation

À 57 ans, Elizabeth raconte avoir connu :

  • inflammations cutanées récurrentes,
  • sécheresse sévère,
  • pics de fatigue liés aux réveils nocturnes,
  • variations d’humeur et manque de concentration.

Pour contrer ces effets, elle mise sur :

  • une alimentation riche en phyto-œstrogènes (tofu, graines de lin, légumineuses),
  • 45 minutes d’activités cardio et renforcement, quatre fois par semaine,
  • un suivi hormonal annuel,
  • des soins cosmétiques fortifiants pour rééquilibrer la barrière cutanée.

« Créer un produit capable d’offrir un moment de réconfort tout en atténuant les rougeurs, c’était aussi répondre à mes propres attentes », confie-t-elle.

Vers une nouvelle définition de la beauté après 50 ans

L’industrie progresse, mais la route reste longue pour sortir d’une vision centrée sur la jeunesse. Selon une étude menée en 2023, 68 % des consommatrices de plus de 45 ans estiment ne pas se reconnaître dans la communication des marques.
Elizabeth souhaite inverser la tendance :

  • Visuels mettant en scène de vraies clientes de 40 à 70 ans.
  • Absence de retouches délétères : rides et taches sont laissées visibles.
  • Campagnes qui parlent de vitalité, de confiance et de plénitude, plutôt que de « défauts » à gommer.

Pour elle, le futur de la cosmétique passe par la transparence, la responsabilité environnementale et la célébration de toutes les étapes de la vie féminine. Ainsi, la beauté ne s’achève pas avec l’âge : elle se réinvente et se transmet, riche de chaque expérience.

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