Anulingus, plans à plusieurs, tantra : ces pratiques coquines que les Français rêvent de tester en secret (et vous êtes loin d’être seul)

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En 2026, la sexualité hexagonale fait sa mue : plus diversifiée, plus consciente de ses envies, et surtout moins complexée. Une analyse réalisée en janvier sur un échantillon de 3 018 profils français issus d’une grande plateforme libertine européenne dresse un panorama précis des curiosités qui titillent l’imaginaire érotique. Trois verbes résument cette tendance : ressentir, explorer, lâcher-prise.

Un coup de projecteur sur les nouvelles aspirations érotiques

En comparant les données récoltées à celles des études de 2024, on observe une hausse de 12 % des personnes se déclarant prêtes à tester au moins une pratique hors de la « routine » classique. Les catégories d’âge les plus dynamiques ? Les 25-34 ans, qui représentent près de 45 % des profils analysés, et les 35-44 ans (31 %). Cette évolution s’explique par :
• la démocratisation des contenus pédagogiques sur la sexualité positive,
• la popularité croissante des podcasts et comptes spécialisés sur les réseaux,
• un climat sociétal plus favorable à la discussion ouverte sur les désirs.

Qui fantasme sur quoi ? Décryptage par genre et par couple

Les résultats confirment que les centres d’intérêt varient selon l’identité et la situation amoureuse :
– Chez les hommes, l’anulingus caracole en tête (27,5 %). La recherche de sensations inédites et l’abandon du contrôle expliquent en partie cet engouement.
– Les femmes plébiscitent avant tout le tantra (27,7 %), signe d’un désir de connexion émotionnelle et de pratiques plus lentes. Elles sont également 20,6 % à rêver d’un plan à trois HHF, un chiffre en nette progression (+7 points en deux ans).
– Les couples explorent ensemble : 28,3 % souhaitent approfondir le tantra, tandis que 20,5 % fantasment sur le sexe en groupe, souvent dans un cadre festif ou lors de séjours dédiés.

Le Top 10 des expériences plébiscitées pour 2026

  • Tantra : sexualité consciente, exercices de respiration et regards prolongés ; 1 couple sur 3 dit vouloir tenter une retraite dédiée.
  • Anulingus : plus d’un quart des répondants hommes et femmes veulent franchir le pas, attirés par la richesse sensorielle de la zone anale.
  • Bondage : 22 % séduits par les cordes japonaises (shibari) ou les menottes en velours, avec un intérêt grandissant pour des ateliers d’initiation.
  • Bandeau sur les yeux : 22,7 % veulent tester la privation de vue, technique facile pour décupler les sensations tactiles et auditives.
  • Fisting : encore minoritaire (22,4 % chez les hommes), cette pratique exige communication et lubrification abondante ; certains clubs proposent des sessions d’information pour prévenir les risques.
  • Rencontres entre couples HFHF : 19,2 % des duos envisagent d’échanger leurs partenaires le temps d’une soirée, avec des règles fixées à l’avance.
  • Plan à trois HHF : la fantasmagorie de « deux hommes pour une femme » séduit 1 Française sur 5, signe d’une recherche de pluralité de stimulations.
  • Sexe en groupe : soirées privées, escapades dans des clubs libertins ou festivals érotiques ; environ 1 couple sur 5 s’y intéresse.
  • Jeux de rôle : scénarios infirmière/patient, prof/élève ou super-héros ; 20,5 % des couples y voient un moyen de rompre la routine.
  • Pegging : la pénétration anale de l’homme au gode-ceinture attire 8 % de curieux, surtout dans la tranche 30-45 ans, reflet d’une masculinité en mutation.

Ressentir, explorer, lâcher prise : quand le fantasme devient quête d’émotions

La ruée vers le tantra et les caresses conscientes montre que de nombreux Français aspirent à ralentir le tempo et à mêler spiritualité et plaisir charnel. À l’inverse, l’attrait pour le sexe en groupe ou le bondage laisse transparaître l’envie de tester ses limites, de vivre des montées d’adrénaline et de se sentir libre, tout en sécurisant le cadre grâce à des « safe words » et des accords clairs. Les sexologues notent aussi un renversement des rôles : de plus en plus d’hommes souhaitent expérimenter la vulnérabilité via le pegging ou la soumission légère, prouvant que la virilité se redéfinit.

Passer à l’action : le mode d’emploi sécurisé

Avant de se lancer, trois piliers sont essentiels :

  1. Communication transparente : verbaliser ses attentes, ses limites et ses « non-négociables ».
  2. Consentement évolutif : pouvoir retirer son accord à tout moment sans justification.
  3. Prévention sanitaire : dépistages réguliers, usage de préservatifs externes ou internes, gants, digues dentaires et lubrifiants adaptés.

Certaines associations sex-positives organisent désormais des ateliers pratiques, où l’on peut apprendre les nœuds de shibari ou les bases d’un massage tantrique. D’autres proposent des « starter kits » sécurisés pour l’expérimentation domestique de l’anulingus, avec instructions d’hygiène, gants et lubrifiants spécialisés.

Vers une ère de curiosité assumée

En un an, la proportion de Français.es se déclarant « ouverts à de nouvelles pratiques » est passée de 58 % à 64 %. Un signe fort que la honte recule face à un désir partagé : découvrir des plaisirs plus variés, plus intenses, plus connectés. Qu’il s’agisse de nouer des cordes, de jouer avec les sens ou de réinventer la notion même de couple, l’année 2026 s’annonce comme celle où l’expérimentation devient la nouvelle norme. Reste à chacun de tracer son chemin, à son rythme, dans le respect de soi et de l’autre, pour que chaque fantasme devienne une aventure consentie, sécurisée et savoureuse.

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