À plus de 90 ans, son corps de jeune femme de 20 ans stupéfie les scientifiques : le secret déroutant de cette nonagénaire ultra musclée

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À l’âge vénérable de 92 ans, Emma Maria Mazzenga continue de faire trembler les chronomètres et de remettre en cause tout ce que l’on croyait savoir sur la décrépitude musculaire liée à l’âge. Son parcours impressionne autant les passionnés de sport que la communauté scientifique, désormais contrainte de revoir ses modèles de vieillissement à la lumière de ce phénomène… bien vivant.

Une nonagénaire qui affole les chronos

  • Record du monde du 200 m chez les plus de 90 ans : 51,47 s, établi à 91 ans puis amélioré l’année suivante.
  • Des temps inférieurs de 20 % à la moyenne des meilleurs athlètes masters de la même catégorie d’âge.
  • Une participation à plus de 120 compétitions internationales depuis sa reprise tardive de la course à pied, à 53 ans.

À titre de comparaison, le temps moyen enregistré sur 200 m par les femmes âgées de plus de 90 ans dépasse souvent 65 s. Emma court donc près de 14 s plus vite que ses homologues, ce qui, en sprint, correspond à plusieurs longueurs d’avance.

Un profil musculaire hors normes

Lors d’un protocole de tests mené à l’université de Pavie en avril 2024, les chercheurs ont disséqué le fonctionnement intime de ses muscles :

  • Fibres rapides (type II) : distribution équivalente à celle d’une septuagénaire active, ce qui favorise la puissance au démarrage.
  • Fibres lentes (type I) : pour l’endurance, similaires à celles mesurées chez des athlètes féminines de 20 ans, avec une densité capillaire remarquable.
  • Mitochondries ultra-efficaces : production d’ATP 30 % supérieure à la moyenne des femmes de 50 ans étudiées dans le même laboratoire.
  • Système cardiovasculaire évalué à l’effort comme celui d’une quinquagénaire sportive : fréquence cardiaque de repos de 52 bpm et VO₂ max approchant les 38 ml·kg⁻¹·min⁻¹.

Ces valeurs surprennent d’autant plus que, passé 80 ans, la masse musculaire diminue en moyenne de 1 % par an. Emma semble avoir gelé cette courbe.

Les coulisses d’un entraînement exemplaire

Contrairement à l’idée reçue selon laquelle l’intensité doit forcément baisser avec l’âge, la nonagénaire suit un protocole alliant rigueur et écoute du corps :

  • Échauffement de 30 minutes : mobilité articulaire, travail de gainage et montées de genoux.
  • Séances fractionnées deux fois par semaine : 8 x 60 m à haute intensité avec récupération active.
  • Travail en côtes une fois par quinzaine pour stimuler la puissance des quadriceps et des fessiers.
  • Aucune prise de repas solide avant l’effort ; elle privilégie une hydratation riche en électrolytes et un fruit pour éviter l’hypoglycémie.
  • Environ 10 000 pas par jour les jours sans piste, pour maintenir la circulation sanguine et la souplesse.

Son secret tient aussi dans la constance : depuis près de 40 ans, elle n’a jamais interrompu plus d’une semaine d’entraînement, même après de légers pépins physiques.

Un cas d’école pour la recherche biomédicale

Les laboratoires européens et nord-américains se penchent désormais sur cette athlète pour comprendre :

  • Comment la plasticité musculaire peut se maintenir malgré le déclin hormonal lié à la ménopause.
  • Le rôle exact des facteurs génétiques, de la nutrition et du sommeil dans la préservation de la force et de la vitesse.
  • L’impact d’un entraînement intensif mais bien calibré sur la densité osseuse et la prévention de la sarcopénie.

Des biopsies de ses fibres et des suivis sanguins réguliers alimentent une base de données comparative entre maîtres-athlètes, sédentaires du même âge et jeunes sportives. Les premières analyses pointent vers une expression génique optimisée pour la synthèse protéique et la réparation cellulaire.

Vers une nouvelle définition du vieillissement ?

Les performances d’Emma Maria Mazzenga obligent les scientifiques à envisager que la limite biologique de la performance humaine pourrait être plus éloignée qu’on ne le pensait. Si une personne née avant la Seconde Guerre mondiale peut encore sprinter à plus de 14 km/h, quelles pourraient être les capacités d’une génération qui aura bénéficié dès sa jeunesse d’un entraînement structuré, d’une nutrition adaptée et d’un suivi médical pointu ?

  • Des études en cours cherchent déjà à reproduire ses routines d’entraînement sur des volontaires septuagénaires avec un suivi de la masse maigre sur 24 mois.
  • Les résultats pourraient déboucher sur de nouveaux protocoles de rééducation post-AVC ou après chirurgie orthopédique.
  • À plus long terme, ils ouvrent la voie à des stratégies pour retarder l’apparition de la fragilité, véritable enjeu de santé publique dans les sociétés vieillissantes.

Emma, toujours partante pour un départ sur les starting-blocks, déclare souvent qu’elle n’a « pas de temps à perdre avec la vieillesse ». Un slogan qu’elle convertit, foulée après foulée, en données scientifiques précieuses pour mieux comprendre comment cultiver la jeunesse au fil des décennies.

Belletica

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